
Ferocious Kambosos en camp à Montréal
Par Vincent Morin
Ne soyez pas surpris si vous croisez l’ex-champion du monde unifié des poids légers George ‘Ferocious’ Kambosos Jr dans les rues du Vieux-Montréal.
Même s’il a semblé apprécier son temps à la Basilique Notre-Dame, l’Australien reconnu pour sa victoire sur Teofimo Lopez n’est pas dans la métropole à titre de touriste, mais bien afin de parfaire son camp d’entraînement en vue de son combat de championnat du monde IBF des super-légers (140 lb) prévu le 14 juin, au Madison Square Garden de New York, face à l’Américain d’origine haïtienne Richardson Hitchins (19-0-0, 7 KO).
Pour se préparer à faire face à un pugiliste vif et habile en contre-attaque en Hitchins, Kambosos (22-3-0, 10 KO) croise présentement les gants avec le Britanno-Colombien Eric Basran (8-0-0, 3 KO). Ce dernier sera également en action dans moins d’un mois, puisqu’il sera à l’œuvre face à l’Ukrainien Danylo Lozan (13-0-0, 8 KO) dans la deuxième phase du tournoi WBC Grand Prix Riyad Season, le 20 juin, à Riyad, en Arabie Saoudite.
Imam Khataev, le lien
Pourquoi un pugiliste basé en Australie et qui combattra aux États-Unis a décidé d’établir son camp à Montréal? Au-delà de s’habituer au décalage horaire qui est le même qu’à New York, la véritable raison de sa venue est son coéquipier Imam Khataev.
Le gérant de ce dernier n’est nul autre que Jim Kambosos, le père de George. Comme Khataev (10-0-0, 9 KO) est un athlète signé par Eye of the Tiger et qu’il a aussi un important combat à venir, le 12 juillet à New York contre le Cubain David Morrell (11-1-0, 9 KO), il était déjà le bienvenu dans le quartier général de Marc Ramsay.
La compagnie et venue de son collègue, un ex-champion du monde IBF, WBA et WBO reconnu, était donc un bon coup pour tous. Le résultat : deux Australiens se préparent à Montréal en vue de leur important choc respectif à New York, lors de deux cartes internationales majeures distinctes (Matchroom Boxing pour Kambosos et Golden Boy Promotions pour Khataev).
Kambosos vs Hitchins
Âgé de 31 ans, l’agressif gladiateur domicilié à Sydney a remporté sa dernière sortie chez lui par décision unanime contre son compatriote Jake Wyllie, le 22 mars. Il s’agissait d’un combat de retour après une défaite par TKO au 11e assaut contre le légendaire Ukrainien Vasyl Lomachenko.
Comptant trois revers à ses cinq dernières présences dans l’arène (avec deux échecs contre Devin Haney en plus de Lomachenko), lui reste-t-il de l’essence dans le réservoir? Sera-t-il plus performant chez les super-légers (140 lb) que chez les légers (135 lb), catégorie où il a livré la quasi-totalité de ses affrontements en carrière?
Dans le cas de Hitchins, un 140 lb naturel, après une solide carrière amateur ponctuée d’une présence aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, où il a représenté Haïti, il n’a pas toujours pas connu la défaite dans les rangs payants.
Il n’a toutefois pas affronté d’aussi gros noms que son rival australien, qui lui a véritablement fait face à la crème de la crème.
Le Newyorkais âgé de 27 ans a remporté le titre mondial IBF des super-légers par décision partagée lors de son dernier combat, le 7 décembre à Porto Rico, contre un autre Australien, Liam Parro (25-1-0, 15 KO).
Il sera intéressant de voir si Kambosos pourra réussir là où son concitoyen a échoué… et repartir du pays de l’Oncle Sam avec la couronne mondiale de l’IBF.
On va lui souhaiter une visite à l’oratoire Saint-Joseph afin de maximiser ses chances.
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